Le mot de l'Aumônier de l'Hospitalité


### « Je suis l’Immaculée Conception »

Au matin du 18 février 1858, Bernadette se rend à la grotte accompagnée par Madame MILLET, figure de la bourgeoisie lourdaise et d’Antoinette PEYRET, coutu-rière de cette dernière.

Ces deux personnes emportent avec elles du papier, un encrier et un porte-plume afin, que la dame puisse écrire son nom !

Mme MILLET a appris à Bernadette une belle formule pour s’adresser à la mystérieuse visiteuse :

**« Madame, auriez-vous la bonté de bien vouloir écrire votre nom ? »**

A cette demande, la visiteuse répond par un grand sou-rire. Puis d’une voix douce et fine dit simplement :

**« Ce n’est pas nécessaire »**

Son sourire touche profondément Bernadette car il ne s’agit pas d’un sourire de convenance mais d’un sourire de complicité. Marie lui manifeste ainsi sa bienveillance, son désir de nouer une relation avec elle. Quelle déli-catesse de la part de Marie sachant que Bernadette ne sait ni lire ni écrire. Pédagogie de Marie qui reflète la manière dont Dieu procède avec chaque être humain. En son Fils Jésus, Dieu rejoint tout homme là où il est pour l’ai-der ensuite à faire, à son rythme, le chemin qui le sépare de son Sauveur.

C’est seulement le 25 mars, après trois semaines d’Apparitions et trois semaines de silence que cette mystérieuse visiteuse déclarera à Bernadette :

« Je suis l’immaculée Conception »

Le nom qu’elle se donne peut surprendre ; il évoque le dogme défini par le pape Pie IX le 8 décembre 1854. Si Marie, par une grâce particulière a été préservée du péché originel, ce n’est pas pour que l’on s’arrête à elle et qu’on l’admire mais pour qu’on la suive dans son oui, dans son accueil du don de Dieu.

(Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole).Lc 1.38

En 2020, Marie, le visage souriant, nous attend une nouvelle fois dans le creux de Massabielle pour nous redire entre autre :

**« Je suis l’Immaculée Conception »**

Elle nous attire à la source. Elle nous fait découvrir que, qui que nous soyons, pèlerins malades ou handicapés, hospitaliers, hospitalières, nous sommes tous dans le coeur de Dieu (Tu as du prix à mes yeux et moi je t’aime) Isaïe 43.4; ce Dieu qui veut faire alliance avec chacun de nous.

Lors de notre prochain pèlerinage, laissons-nous séduire par le sourire de Marie ! Un sourire qui nous révèle la tendresse et la miséricorde de Dieu ; un sourire qui relève et réchauffe ; un sourire qui redonne confiance aux coeurs fatigués, aux esprits abattus ; un sourire qui ne nous fait pas craindre d’avancer, malgré nos limites et nos pauvretés, sur le chemin de la sainteté ; un sourire qui ouvre un avenir. Bref, un sourire qui nous fait exister !

Que tout au long de cette nouvelle année puisse rayonner sur nos vi-sages, le même sourire de Marie, ce sourire qui réchauffe les coeurs et invite à aller de l’avant en ayant comme boussole l’enfant de la crèche :

*Jésus-Christ !*

Bonne et Sainte année 2020 à vous tous

ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers !

Abbé Patrick BENCE

Aumônier de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes du diocèse de Metz

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